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Bien choisir son arrosoir : matériaux, capacité et astuces d’utilisation

Par Maxime
6 minutes

Le choix d’un arrosoir : une étape clé pour un jardin efficace et agréable


Entretenir ses fleurs, légumes ou espaces verts ne se réduit pas à l’arrosage automatique : l’arrosoir reste l’outil indispensable de tous les jardiniers, qu’ils disposent d’un petit balcon, d’un grand potager ou de quelques massifs fleuris. Pourtant, il existe bien plus de modèles qu’on ne l’imagine, chacun ayant ses atouts et spécificités. Capacité, matériau, ergonomie, accessoires… Découvrez comment déterminer l’arrosoir qui correspond vraiment à votre usage, en évitant les erreurs courantes et en optimisant l’utilisation de ce compagnon du quotidien.


Quels matériaux pour un arrosoir : comparatif concret


Le matériau influence la durabilité, le poids, le prix et le confort d’usage d’un arrosoir. Voici un tour d’horizon des principales options avec leurs avantages et limites.


  • Arrosoir en plastique
    Souvent léger, accessible en différentes couleurs et formes, il séduit par sa maniabilité et son prix attractif. Il ne rouille pas, ne chauffe pas trop au soleil et se montre robuste face aux chocs. En revanche, l’exposition prolongée aux UV peut rendre le plastique cassant avec les années, surtout pour les modèles d’entrée de gamme.
  • Arrosoir en métal galvanisé ou en zinc
    C’est le choix de la solidité et de l’authenticité. Son poids, parfois conséquent à pleine charge, rassure lorsqu’il faut traverser le jardin. Le métal galvanisé résiste bien à la corrosion. Attention aux arrosoirs de finition fine ou de mauvaise qualité qui peuvent rouiller au niveau des soudures ou se bosseler. Autre atout : il n’altère ni l’odeur ni le goût de l’eau pour les plus exigeants.
  • Arrosoir en acier peint
    Esthétique et durable si bien traité, ce type d’arrosoir peut toutefois perdre vite de sa splendeur si la peinture s’écaille.
  • Arrosoir en cuivre
    Devenu presque objet de collection, il combine élégance et esthétique vintage. Le cuivre a aussi une légère action naturelle contre les algues ou bactéries dans l’eau stagnante, mais son prix le réserve souvent à la décoration ou aux usages très occasionnels.
  • Arrosoir en laiton
    Rare, particulièrement résistant, il ne rouille pas mais reste coûteux. Convient surtout pour les jardiniers passionnés ou la décoration raffinée.
  • Arrosoir en céramique ou en argile
    Utilisé historiquement, il reste marginal aujourd’hui pour l’extérieur à cause de sa fragilité et de son poids. Réservé à l’arrosage de plantes d’intérieur ou pour un rendu décoratif.

Capacité : quelle taille d’arrosoir pour quel espace ?


L’erreur la plus répandue consiste à acheter un arrosoir trop grand ou trop petit pour ses besoins :


  • 1 à 2 L : idéal en intérieur, pour les plantes posées en hauteur, les semis ou les opérations minutieuses comme l’arrosage d’orchidées ou de jeunes pousses.
  • 3 à 5 L : format passe-partout, adapté au balcon, à la terrasse, ou pour compléter un arrosage automatique sur de petites surfaces.
  • 6 à 8 L : convient aux massifs, au potager familial ou à plusieurs jardinières. Ce volume reste raisonnable à porter pour la plupart des adultes.
  • 9 à 12 L : réservé aux grands jardins, potagers étendus ou professionnels. Attention au poids (jusqu’à 12-15 kg une fois rempli), à ne pas négliger pour éviter douleurs ou accidents.

Astuce : mieux vaut parfois deux arrosoirs moyens qu’un unique arrosoir « trop grand », peu maniable et source d’éclaboussures.


Confort d’utilisation : poignées, pommes et accessoires à ne pas négliger


  • La poignée principale doit permettre une prise ferme, sans glisser. Les modèles à deux poignées (transversale et arrière) sont plus ergonomiques pour verser l’eau lentement ou pour porter l’arrosoir à deux mains, en particulier pour les grands volumes.
  • La pomme d’arrosage (embout perforé) influence radicalement la douceur et la répartition du jet. Privilégiez les pommes amovibles et changeables (certaines sont en métal, d’autres en plastique voire en laiton microperforé), et testez plusieurs modèles sur vos plantations : jeunes pousses, semis et feuillages fragiles réclament une pluie fine, alors que le potager apprécie parfois un jet plus direct.
  • Le bec : long et fin, il permet un arrosage précis au pied des plantes, notamment en serre ou dans des massifs denses. Certains arrosoirs proposent un double bec (avec sélection du débit).
  • Le trou de remplissage : une large ouverture facilite le remplissage, que ce soit au robinet, à la citerne ou au collecteur d’eau de pluie.
  • Le bouchon anti-débordement ou la jauge de volume intégrée sont des plus pour éviter les mésaventures.

Comparatif express : tableau récapitulatif des choix possibles


Type d’arrosoirAvantagesInconvénientsUsages recommandés
PlastiqueLéger, pas de rouille, pas cherSensibilité aux UV, vieillissementJardin d’agrément, balcons
GalvaniséRobuste, stable, look vintagePoids, prixMassifs, potager moyen à grand
Cuivre/laitonElégant, durableCoût, poidsDéco, collection, usage occasionnel
Petit volume (1-2L)Maniable, précisBesoins limitésIntérieur, semis
Grand volume (9-12L)Autonomie, efficacitéLourd, encombrantGrand jardin, usage collectif

Principales erreurs à éviter au moment de l’achat


  • Sous-estimer le poids à plein : un arrosoir de 10 litres pèse près de 12 kg une fois rempli, fatigue très vite bras et dos, limite la précision et augmente les risques de renverser l’eau sur le feuillage au lieu du pied des plantes.
  • Négliger la qualité de la pomme d’arrosage : un embout défectueux ou bouché distribue mal l’eau, abîme les jeunes plants ou gaspille l’eau.
  • Ignorer le stockage : certains arrosoirs prennent beaucoup de place ou s’abîment dehors (peinture écaillée, plastique terni). Anticipez où et comment sera-t-il rangé.
  • Choisir un modèle sans poignée arrière : ces modèles sont fatigants si l’arrosage se prolonge ou nécessite de viser précis.
  • Opter pour un arrosoir « premier prix » pour un usage intensif : la solidité des poignées, la fixation de la pomme ou le plastique utilisé sont souvent des points faibles à l’usage sur les modèles bas de gamme.

Entretien, réparations et astuces pour prolonger la vie de votre arrosoir


  1. Rincez et videz l’arrosoir après usage, surtout s’il contient de l’engrais ou de l’eau stagnante : cela évite l’apparition d’algues ou de dépôts calcaires.
  2. Rangez-le à l’abri du soleil direct ou du gel, le plastique comme le métal détestent les écarts brusques de température et l’exposition prolongée.
  3. Nettoyez régulièrement la pomme (éventuellement avec une vieille brosse à dents) pour ne pas boucher les trous et assurer un jet régulier.
  4. Réparez les fuites ou les petites fissures au mastic pour plastique ou ruban adhésif pour dépannage ponctuel, mais surveillez que cela ne concerne pas une zone de forte tension (poignée, socle).
  5. Pour les arrosoirs métalliques : séchez bien avant l’hivernage pour limiter la corrosion, et pensez à faire une petite retouche peinture si besoin sur les points sensibles.

Astuces d’utilisation : gagnez du temps et arrosez mieux


  1. Servez-vous de deux arrosoirs si vous devez aller puiser l’eau loin de la zone à arroser : pendant que l’un se vide, l’autre se remplit, et vice-versa.
  2. Privilégiez l’arrosage au pied des plantes et évitez le feuillage, surtout en été pour prévenir les brûlures ou l’apparition de maladies.
  3. Utilisez la pomme pour les semis ou les paillages fragiles, retirez-la par contre pour remplir rapidement un seau ou arroser à forte dose au potager.
  4. Collectez l’eau de pluie dans un récupérateur dédié : en plus d’être plus « douce » que l’eau du robinet (moins de calcaire), elle est idéale pour la plupart des plantes et la planète.
  5. Adaptez la pression et l’angle de versement pour éviter de creuser la terre ou de balayer les paillis : un arrosage doux et ciblé économise l’eau et nourrit là où il faut.

Pour les petits espaces, balcons et plantes d’intérieur


  • Arrosoirs longs et fins : parfaits pour viser au cœur des pots ou accéder derrière des feuilles sans mouiller le bureau ou les meubles.
  • Modèles pliables ou à bec orientable : ultra-compacts, ils se rangent partout et s’utilisent en voyage ou dans des pièces exiguës.
  • Designs décoratifs : oser la couleur, les finitions ludiques ou le classique Nordic chic pour exposer volontiers son arrosoir sur une étagère ou un rebord de fenêtre.

Pensez durable : le bon arrosoir, un investissement sur plusieurs saisons


Bien choisi et bien entretenu, un arrosoir vous accompagne très longtemps et apporte un vrai supplément de confort au jardin. Plutôt que de racheter chaque année un modèle médiocre, privilégiez la solidité, une capacité adaptée à votre force et à la configuration de vos plantations, et un embout de qualité. Ce petit investissement optimise chaque goutte d’eau, rend l’arrosage plus agréable et évite bien des maux de dos ou gestes inutiles !


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